Vers de nouveaux engagements de vie


Nouvelle vie conjugale

La question d’une nouvelle vie conjugale, d’un nouveau mariage, peut se poser à certains veufs et certaines veuves après quelques années. Il ne s’agit pas de « refaire » sa vie – car on ne gomme rien, mais de la poursuivre autrement.

Il faut se réjouir de ressentir à nouveau le bonheur d’aimer et d’être aimé : ce n’est pas une infidélité. Cependant tisser un nouveau lien conjugal demeure délicat et il peut être risqué de se hâter de tout changer dans sa vie. Le nouveau lien sera voué à l’échec, et la rechute d’autant plus rude, si le deuil est tellement douloureux que le veuf ou la veuve recherche, consciemment ou non, une « relation-pansement » pour soulager la souffrance du manque.
Une nouvelle belle histoire familiale peut s’écrire sur la base d’un amour profond. Ce qui se construit n’est pas à comparer à ce que les conjoints ont vécu auparavant. Un dialogue vrai sur tous les sujets est essentiel, en prenant en compte les attentes et besoins de chacun, les familles respectives…
S’ouvrir à des personnes de confiance pour être accompagné dans le discernement permet de s’engager par une décision libre et éclairée.

La vie a été dure avec le départ de François. Le temps passe, les enfants grandissent, des joies, des peines. La blessure reste présente mais la vie continue. 

La vie est belle. C’est pourquoi, nous avons choisi avec Christian, veuf lui aussi, d’oser nous engager à nouveau dans le mariage, en s’appuyant non sur nos forces mais sur l’Amour du seigneur. Cette décision n’a pas été si simple à prendre, beaucoup de questions. Était-ce vraiment ce que Dieu attendait de nous ? Pouvait-on aimer aussi fort une deuxième fois ? Nous poursuivons notre chemin, avec nos enfants respectifs, sans oublier le passé mais tournés vers l’avenir, plein d’Espérance, sous le regard bienveillant de nos époux, présent discrètement, mystérieusement, mais bien présent dans nos vies au quotidien.
Anne

Maintenant, c’est une nouvelle vie. Celle-ci n’a aucune comparaison avec ma vie de couple précédente. Elle est autre. Les paramètres ne sont plus les mêmes.

Avec ma femme, la fidélité à nos époux défunts, c’est de pouvoir parler d’eux librement. Les découvrir, c’est aussi une façon d’être plus proche de nos enfants, de tous nos enfants. Nous les fêtons ensemble, nos défunts, lors d’une eucharistie, par exemple. C’est aussi important pour moi de rester fidèle aux valeurs que j’avais choisies avec ma première femme. L’une ne remplace pas l’autre. C’est la vie qui continue autrement, avec l’autre conjoint. Il faut parler du passé, avec un peu de recul, pour ne pas être enterré dans ses souvenirs, fidèle aux valeurs du disparu sans les imposer à l’autre.

Marc

Veuvage, nouvelle vie, Espérance et Vie

Je m’appelle Christine. Quand Christian est mort, j’avais 53 ans et deux enfants encore mineurs.
Je m’appelle Philippe. Suite au décès de Béatrice, je me suis retrouvé veuf à 56 ans, avec deux enfants majeurs.

Notre rencontre a eu lieu un 8 décembre, très fortuitement dans un restaurant.

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Veuvage, nouvelle vie, Espérance et Vie

Consécration de sa vie à Dieu

Certains veufs et certaines veuves ressentent un appel de Dieu à une consécration. L’appel est accueilli comme une vocation dans le prolongement du sacrement de mariage, avec une dimension d’éternité. Un temps de discernement et de formation de plusieurs années est nécessaire avant l’engagement.

La consécration se réalise pleinement dans le monde : il s’agit pour les veufs et les veuves consacrés d’un don total de soi-même là où la vie les a placés, sans abandonner leurs obligations familiales, sociales et professionnelles.
Comme pour les veuves des premiers temps de l’Eglise, cet idéal ne peut se réaliser qu’avec le soutien de la prière fréquente et assidue, la participation à l’eucharistie quotidienne quand c’est possible et la méditation de la Parole de Dieu.
La consécration peut être vécue de manière isolée, en lien avec l’évêque du diocèse du domicile. D’autres veufs ou veuves s’engagent dans une fraternité ou dans un institut séculier.

Anthony, témoignage veuf, espérance et vie

En 2014, après 3 années de mariage et 2 mois après la naissance de notre enfant, mon épouse Gwladys nous quittait suite à une embolie pulmonaire massive. Elle avait 28 ans. Ce fut un cataclysme ! Pourquoi ? Qu’attends-tu de moi Seigneur !

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Anthony

Après la mort de mon époux, en 2002, j’ai poursuivi le chemin. Nous devions fêter nos 20 ans de mariage, j’avais 40 ans, 4 filles de 1 an, 11, 15 et 18 ans. 
Très vite, grâce à Dieu et au Mouvement Espérance et Vie, j’ai senti que le Christ serait toujours à mes côtés.

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Marie-Pierre

Sainte Françoise-Romaine - Espérance et Vie

J’avais 54 ans quand mon mari est décédé. Désemparée mais décidée à vivre pour nos enfants, j’ai commencé à aller à la messe en semaine. J’ai participé aux récollections dans ma paroisse et à une retraite. Je me suis mise en marche…

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Chantal