Contact Espérance et Vie - Veufs et veuves - accompagnement chrétien

Le mouvement Espérance et Vie


Qui mieux que des veufs ou des veuves peut accueillir et accompagner d’autres hommes ou femmes dont le conjoint est mort ?

Qui mieux que des personnes qui vivent elles-mêmes le veuvage peut entendre : révolte, tristesse, questions… sans jugement, pitié ou impatience, et chercher un chemin de réconfort et d’entraide avec celles et ceux qui partagent le même état de vie ?

C’est de cette intuition portée par quelques jeunes veuves en 1941 que notre mouvement est né, sous le nom de GROUPEMENT SPIRITUEL DES VEUVES DE LA GUERRE DE 1939-1945.

Depuis plus de 80 ans, le nom de l’association a changé plusieurs fois, et l’ouverture aux veufs a été votée en 2000. Son but et sa démarche demeurent : l’accompagnement des personnes dont le conjoint est décédé, par le partage avec d’autres personnes veuves dans la foi chrétienne.

Le cadre que propose Espérance et Vie permet d’apprendre à vivre l’aujourd’hui et de cheminer avec l’espérance que nous donne le Christ.

Présence d’Espérance et Vie au Synode à Rome en 2014
« Dans les quatre minutes imparties à mon témoignage, j’ai souligné combien l’épreuve du veuvage, bien qu’elle concerne tous les couples un jour ou l’autre, reste ignorée et difficile à surmonter, faute d’un lieu d’écoute et de partage entre personnes vivant la même situation ; j’ai exprimé aussi notre besoin du soutien de nos pasteurs et de nos communautés ».
Michèle Taupin, présidente d’Espérance et Vie de 2008 à 2014. 

« Parler vrai »
« Dans les groupes, divers sujets sont abordés, sur le mode du « parler-vrai » : l’éducation des enfants sans leur père, la culpabilité, l’affectivité, les difficultés de tous ordres, le travail, la foi, les loisirs, le pardon… Le mouvement rejoint ainsi les veuves au cœur de leur vie quotidienne. »
Extrait d’un document de 1977, année où le mouvement prend le nom d’ESPERANCE ET VIE.

Petits pas d’espérance
« Les échanges sont riches. Il y a là une fraternité que je ne trouve nulle part ailleurs. Nous percevons la misère des uns et des autres. Nous nous sentons proches, concernés par ce qui arrive à chacun, chacune. Nous repérons des avancées dans les paroles partagées en confiance ; ce sont de petits pas d’espérance. Chacun porte sa croix, mais nous nous entraidons pour la porter. »

Témoignage dans un groupe de moins de 50 ans.

LIENS AVEC L’ÉGLISE DE FRANCE

Le mouvement Espérance et Vie est lié depuis l’origine à l’Église Catholique de France.
Étant en mission auprès des familles, il fait partie des Mouvements Familiaux, dans le pôle Initiation et vie chrétienne à la Conférence des évêques de France (CEF).

Espérance et Vie est une association Loi 1901 et dépend du pôle Acteurs de l’Eglise.
Un aumônier national du mouvement est nommé par les évêques de France.

Plusieurs fois par an, des responsables d’Espérance et Vie participent à des réunions à la CEF : présidents de mouvements, Mouvements Familiaux, communicants en Eglise…
Les rencontres avec d’autres mouvements sont un encouragement fort pour vivre l’ecclésialité.

Carte de France diocèses

DANS LES DIOCÈSES

Espérance et Vie participe à la Pastorale des Familles.
Les responsables diocésains du mouvement sont conviés à des rencontres avec d’autres mouvements.
Des aumôniers diocésains, prêtres ou diacres, sont nommés par les évêques. D’autres prêtres et diacres accompagnent les groupes.

Les groupes de parole rassemblent des personnes veuves de différentes paroisses. Le partage vécu permet de grandir ensemble dans la foi, l’espérance et l’engagement. Le mouvement encourage les membres à vivre les sacrements et la participation aux propositions paroissiales et diocésaines.

Les mouvements : Don et Richesse de l'Église


Pape François – Mai 2023

Les mouvements ecclésiaux sont un don, ils sont la richesse de l’Eglise ! Voilà ce que vous êtes !
Les mouvements renouvellent l’Eglise par leur capacité de dialogue au service de la mission évangélisatrice.
Ils redécouvrent chaque jour dans leur charisme de nouvelles manières de montrer l’attrait et la nouveauté de l’Evangile.
Comment y parviennent-ils ? En parlant des langues différentes. Elles semblent différentes, mais c’est la créativité qui crée ces différences. Tout en se comprenant toujours et en se faisant comprendre.
Et en travaillant au service des évêques et des paroisses pour éviter toute tentation de repli sur soi. Ce qui peut être le danger, n’est-ce pas ?
Restez toujours en mouvement, en répondant à l’impulsion de l’Esprit Saint, aux défis et aux changements du monde d’aujourd’hui.
Restez dans l’harmonie de l’Eglise, car l’harmonie est un don de l’Esprit Saint.

Mgr Fonlupt, archevêque d’Avignon. Liaison DEMAF. Septembre 2023

Sachons apprécier l’ouverture que les mouvements et associations de fidèles permettent à notre Eglise, la rendant attentive aux questions, aux attentes, aux souffrances, aux espérances de tant d’hommes et de femmes autour de nous.
C’est dans ce mouvement et ce déplacement sans cesse appelé que l’église retrouve le cœur de sa mission, attentive à recueillir la façon dont Dieu aime le monde.

Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes. Lettre de la Vie associative. Juin 2025

Avec joie, nous entendons Léon XIV à l’occasion du Jubilé des mouvements et de la vie associative à Rome le jour de la Pentecôte : « Le Saint-Esprit fait mûrir en nous les fruits qui nous aident à vivre des relations authentiques et bonnes : Amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi (Ga 5, 22-23). De cette manière, l’Esprit élargit les frontières de nos relations avec les autres et nous ouvre à la joie de la fraternité. »

Pape Léon XIV. Rencontre annuelle des responsables des mouvements ecclésiaux. Juin 2025

Dans la volonté de s’associer, qui est à l’origine du premier type de groupements, se trouve une vérité fondamentale: nul n’est chrétien seul ! Nous faisons partie d’un peuple, d’un corps que le Seigneur a constitué. Saint Augustin, en parlant des premiers disciples de Jésus, disait : « Ils devinrent sans aucun doute le temple de Dieu ; et non seulement chacun d’eux était le temple du Seigneur, mais ils l’étaient tous ensemble » (En. in Ps. 131, 5). La vie chrétienne ne se vit pas dans l’isolement, comme si elle était une aventure intellectuelle ou sentimentale, enfermée dans notre esprit ou notre cœur. Elle se vit avec les autres, dans un groupe, une communauté, car le Christ ressuscité se rend présent parmi les disciples réunis en son nom.