Dans les semaines qui ont suivi le décès brutal de mon mari, le soutien de nos familles, le travail et la poursuite de mes activités et engagements, notamment chorale et mes services à la paroisse, m’ont fait du bien en donnant un semblant de normalité dans une vie en miettes.
Au bout de quelques mois, je me suis rendu compte qu’il me fallait trouver un lieu pour échanger sur ce nouvel état de vie, et être soutenue par d’autres personnes vivant la même épreuve. Je pressentais que seul un mouvement chrétien pourrait m’aider à donner un sens à ce que je vivais et m’aiderait à avancer. C’est ainsi que j’ai contacté Espérance et Vie. Je savais que c’est le seul mouvement de la pastorale familiale dédié à l’accompagnement des veufs et veuves.
Avec l’aide de l’aumônier diocésain, j’ai eu la chance de pouvoir créer un groupe de parole à Rennes. Dans ce groupe, puis lors de week-ends organisés par le bureau national, j’ai pu trouver exactement ce que je cherchais : échanger en toute simplicité et liberté, sur des thèmes correspondant à mes questionnements. Cela m’a permis de m’exprimer en dehors du cercle familial et amical, que je craignais de choquer ou de lasser.
En m’engageant ensuite plus activement à Espérance et Vie en tant que responsable diocésaine puis membre du conseil d’administration, j’ai le sentiment de poursuivre ce qui a animé mon mari pendant toute sa vie : l’action solidaire et syndicale, l’aide concrète, autant d’expressions de sa foi.