La mort peut donner du prix à la vie. Elle nous donne le prix de l’instant présent. J’aime à dire à tous ceux qui s’aiment : « Goûtez chaque minute ! Puisque la vie est courte, raison de plus de la savourer ». La mort nous dit : « Sois assez intelligent pour vivre vraiment formidablement ce peu de temps où tu es sur terre ». Ne soyons pas des morts déjà. Émerveillons-nous de la vie, apprécions la vie !
Vous savez, si vous ne deviez pas mourir, vous ne seriez pas là (à Lourdes) ! Vous diriez : « J’irai dans dix ans, dans vingt ans, dans cinquante ans ! » Pourquoi les gens courent partout ? Parce qu’il y a la mort au-dessus de leur tête. On est pressé. Cela n’a l’air de rien, mais la mort nous oblige à vraiment vite, rapidement, profiter de cette petite vie qui nous est donnée. En ce sens-là, la mort donne du prix à la vie. Malraux, qui était agnostique, disait : « La vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie ! »
Et puis, la mort, c’est l’école de l’essentiel. Devant un cercueil, rappelez-vous qu’on se pose les vrais « pourquoi », on relativise les ennuis de la vie. Tous ceux qui ont perdu un être cher savent – et vous le savez – que tout le reste est superficiel. Vous savez que vous avez perdu l’essentiel. Et ça, il ne faut pas hésiter à le dire à ceux qui ne le comprennent pas. La mort nous permet de relativiser nos petits ennuis quotidiens.
Le vrai sens de la vie, vous savez, c’est plus que renaître, c’est ressusciter. Et c’est le Christ qui lui donne son sens. Oui, vous avez à renaître. Le Christ l’avait dit à Nicodème, il lui avait dit : « Tu as à renaître de nouveau ».
Votre vécu de veuve ou de veuf a été très lourd. Impression de mutilation, culpabilité, sentiment d’échec, de gâchis, perte du statut social, abandon… Vous avez eu votre traversée du désert. On vous a donné souvent de fausses consolations….
Choisissez de vivre ! Donnez-vous le droit de vivre ! Donnez-vous le droit de retrouver des moments de joie ! Revivez aujourd’hui ! Vous êtes conviés à vivre. Vous n’êtes pas conviés à mourir avec votre défunt. Il y a un nécessaire rebondissement. Gardez votre capacité d’émerveillement ! Et le monde est si beau…