Quand je regarde notre logo, je vois d’abord la ligne d’horizon :
nous ne sommes pas devant un mur mais devant un espace qui s’ouvre tout grand devant nous. Sans m’en rendre compte, je viens en une seule phrase d’utiliser trois fois le mot « devant », encouragement à aller de l’avant : l’avenir est devant nous, nous ouvre sur des horizons nouveaux, sans oublier d’où nous venons et tout le poids de notre passé.
La ligne d’horizon marque la limite entre la terre et le ciel : l’oiseau, le soleil ou la lune, viennent habiter cet espace, au-dessus de la terre qui ne me colle plus aux pieds, qui ne me retient pas, qui ne me limite pas. Je vois au-delà de l’horizon un espace ouvert, accueillant, plein de promesses d’un futur qui m’appelle à me renouveler, à repartir, à renaître.
Le cercle, c’est la lune ou le soleil, un disque juste suggéré, mais comme un point de repère au-dessus de l’horizon.
Une lune qui vient me dire que la nuit n’est pas toujours noire, que saprésence est rassurante dans les moments de doute, de désespoir, d’angoisse, qu’elle est là comme une compagne fidèle, un « clin d’œil » pour m’inviter à ne pas me cacher dans le repli sur moi.
Le cercle, c’est aussi le soleil, la chaleur, le rayon bienfaisant, apaisant, réchauffant après la nuit et le froid. Le soleil, c’est un futur plus clair, une lumière qui dévoile une route à suivre, un horizon nouveau qui se découvre, un appel à aller de l’avant sans peur, dans la clarté.
Le soleil, c’est aussi le soleil du matin de Pâques, le Christ, soleil levant, premier-né dans un monde nouveau.
Et venant du ciel, l’oiseau vole vers nous, vers moi. Il s’élève doucement, ailes déployées, il vole vers le soleil, le soleil levant d’un jour nouveau. Il vole à contre-jour. Ses ailes ont un mouvement large et souple d’empathie. Le corps est en oblique, la tête ne domine pas.
L’oiseau est porteur de l’espoir que je croyais peut-être perdu à tout jamais, d’une liberté qui me fait sortir des
routines et des contraintes. Il m’entraîne vers un inconnu dont je n’avais même pas soupçonné l’existence. Il est symbole d’une vie nouvelle, d’une vie palpitante de richesses enfouies et me fait découvrir que, moi aussi, j’ai des ailes et que je suis appelée à « voler » vers d’autres horizons, une vie nouvelle, un futur à bâtir.
C’est aussi l’Esprit-Saint qui guide notre route.
Enfin le titre, le beau titre ESPÉRANCE ET VIE. Le mouvement s’appelle ainsi depuis 1977. C’est un titre mais surtout un programme. « Ne soyez pas comme ceux qui n’ont pas d’espérance », disait Paul aux premiers chrétiens au sujet de leurs morts. Nous qui avons aimé, nous qui aimons, comment ne pas croire que l’amour est plus fort que la mort ? Comment ne pas croire que celui, celle que j’aime vit de façon mystérieuse, même si parfois des doutes m’assaillent ? L’amour peut-il s’éteindre comme un feu de paille ou comme une fournaise qui ne serait plus alimentée ? Mon amour le fait vivre, il est présent, l’absent, toujours présent, là à mes côtés. Je crois en la Vie.
Pour nous, les croyants, Jésus est le Seigneur, le Sauveur, le premier d’entre les morts, celui qui, Amour sans limites, a donné sa vie par amour, nous a ouvert les portes du cœur de Dieu, trinité d’Amour. Ceux, celles qui nous ont précédés nous attendent, c’est cela aussi notre espérance et cette espérance nous fait vivre.
Espérance et Vie est un mouvement, un dynamisme, un soutien, un appui, une main tendue. C’est un lieu de rencontres fécondes, de nouvelles amitiés, d’avancées dans la foi. Je suis aidé(e) par le témoignage d’autres qui ont vécu, vivent et cheminent par les mêmes sentiers, parfois abrupts mais qui conduisent vers des sommets.
Dans l’amour du Christ je rejoins l’amour qui est « parti ». « A qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ».
Espérance et Vie, espérance en la vie, vie dans l’espérance, les deux « ailes »
qui m’emportent vers un aujourd’hui nouveau, vers un demain plus riche et plus beau, vers un « toujours » qui comblera ma vie et mon espérance.


ESPÉRANCE ET VIE
est un mouvement
de la Pastorale
des Familles