Ma femme s'est pendue. Nous l'avons retrouvée avec mon fils. Quelques minutes pour hurler, des heures de formalités...
Pendant des mois ensuite, sans m'en apercevoir, j'ai transformé mon appartement en musée : véritable mausolée, envahi de photos de ma femme et d'objets auxquels se raccrochaient des souvenirs. J'avais voulu la rendre présente.
Je découvre un jour son absence à travers cette présence artificielle. J'apprends alors à éliminer progressivement les ´ doudous ª, à réinstaller les photos, raisonnablement, pour pouvoir ´ aller la regarder ª et ne plus ´ tomber ª dessus.
Deux ans plus tard, j'ai encore besoin de son peigne et de sa brosse à cheveux sur le lavabo de la salle de bains !